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mercredi 26 décembre 2007

NTT DoCoMo pourrait s'allier à Google dans la recherche sur i-mode

Dans le marché japonais de la recherche en ligne, Google reste depuis quelque temps déjà derrière son concurrent de toujours, Yahoo. Et pour tenter de remédier à la situation, Google entend au moins devenir le numéro un japonais de la recherche... mobile en ligne.

Le quotidien économique japonais Nikkei rapporte en effet que DoCoMo, le premier opérateur mobile local, s'apprête à proposer au sein de ses services « i-mode » les fonctions de recherche et d'emails de Google, ceci dans le cadre d'une partenariat plus global pouvant aboutir au développement de nouvelles fonctionnalités et terminaux associés.

Au printemps prochain, les mobinautes de DoCoMo devraient donc pouvoir accéder aux fonctions de recherche, de courriers électroniques, de calendrier et de photos (Picasa) via les services i-mode de l'opérateur. L'objectif pour Google est double, en permettant d'une part d'augmenter le chiffre d'affaire de sa division « mobilité » et en permettant enfin de générer des revenus publicitaires liés à la publicité mobile.

jeudi 13 décembre 2007

Les relations Entreprises/Développement Durable

Les relations Entreprises/Développement Durable

et Intelligence Economique

Dans quelle mesure l’Intelligence Economique peut-elle faire du développement durable un facteur de différenciation ? Quels peuvent être les apports de l’intelligence économique aux énergies renouvelables ?

Le développement durable est un concept qui prend en compte toutes les facettes de l’activité de l’homme et se décline aux échelles mondiales, régionales, nationales et locales.

En engageant la responsabilité de chacun, sa mise en œuvre repose sur l’interaction d’acteurs parties prenantes d’une même finalité : l’avenir écologique de la planète. Celui-ci doit se réaliser en prenant compte de manière équilibrée les enjeux économiques, sociaux et environnementaux. Le rôle de l’entreprise dans la mise en œuvre du développement durable a été défini à travers la notion de « Responsabilité Sociétale ». Elle repose sur une vision partagée de l’activité économique par l’entreprise et ses parties prenantes : actionnaires, communautés locales, syndicats et associations, fournisseurs et consommateurs.

Mais chacune de ces parties prenantes privilégie des points d’entrée différents sur les moyens d’actions et projette sa propre vision des règles issue de son prisme de lecture : l’équité, l’équilibre, l’éthique, la qualité, la rentabilité, etc.

On peut déterminer 7 leviers du développement durable qui sont les mêmes pour tous :

-la gouvernance : elle vise à organiser la prise de conscience et les changements collectifs, à articuler la mise en réseau des acteurs parties prenantes du développement durable malgré leurs différences.

-l’arbitrage : il s’agit de définir les codes, les institutions et les pratiques du développement durable. Son objet est la normalisation qui régit et incite le comportement des individus, des organisations et des entreprises.

-l’innovation : elle s’attache aux technologies et aux ressources naturelles durables qui peuvent être découvertes à l’avenir pour assurer le développement pérenne de nos sociétés

-la compétitivité : son enjeu est d’introduire des valeurs sociétales et environnementales dans la gestion d’une entreprise tout en préservant ses avantages économiques et financiers

-la communication : elle doit organiser la transparence sans risquer de mettre à jour la confidentialité de la structure

-l’identité : il s’agit de préserver un patrimoine tout en anticipant les enjeux à venir

Ces différents leviers peuvent être mobilisés par la politique d’intelligence économique de l’entreprise. Loin d’être condamnés à s’ignorer, les deux approches stratégiques du développement durable et de l’intelligence économique peuvent s’appuyer mutuellement.

Les veilles sociétales, technologiques, réglementaires sont des outils d’anticipation et de compréhension de l’avenir. La communication d’influence, la sécurité informationnelle, les stratégies-réseaux participent aussi au façonnage de l’environnement compétitif de demain. Il appartient aux dirigeants que celui-ci face converger le développement économique, social et écologique de l’entreprise.

Anciens pouvoirs et nouveaux pouvoirs de l'or noir

Anciens Pouvoirs et Nouveaux Pouvoirs de l’Or Noir

1- Anciens Pouvoirs de l’Or Noir

Livre : « Pétrole, Une guerre d’un siècle », William Engdhal, 17/09/07

Ce livre démontre le pourquoi vital du pétrole. En temps de paix comme en temps de guerre, il a été un vecteur d’un pouvoir sans pareil. Il est considéré comme un vecteur stratégique de premier poids.

Henry Kissinger l’a formulé de façon saisissante lors du premier choc pétrolier : « Contrôlez le pétrole et contrôlerez les nations ».

Quel rôle pour la France ?

Elle a toujours était partie prenante de ce jeux d’échec (« Grand Echiquier » de Zbigniew Brezinski). La date qui marque le tournant des relations France/Pétrole fut l’échec décisif de l’expédition du capitaine Marchand face aux troupes de Lord Kitchener à Fachoda (1898). Depuis cette date la France fut prise dans un réseau d’alliance dirigé contre l’Allemagne qui a aboutit à la boucherie que l’Histoire appelle la Grande Guerre.

Dans cette guerre, et dans toutes celles qui ont suivi jusqu’à l’occupation de l’Iraq par une soi disant « coalition des volontés », le pétrole a joué un rôle décisif, mais pas de premier ordre au niveau de l’opinion publique internationale.

La France a participé à presque toutes ces aventures, ainsi qu’à la ruée vers l’Or Noir. Dans le passé, les élites françaises ont toujours tenté de définir pour leur pays une politique aussi indépendante que possible de la « perfide Albion », comme le général de Gaulle se plaisait à appeler la Grande-Bretagne. De nos jours, une perfidie plus dangereuse que celle qui entraîna la Première Guerre Mondiale et ses lendemains tumultueux menace notre planète.

2-Nouveaux Pouvoirs de l’Or Noir

Aujourd’hui dans un contexte d’hyper-concurrence et de sauvegarde de notre habitat naturel, de nouveaux défis se posent pour les Etats et les Entreprises.

Les Etats doivent protéger leur activité économique. La récente fusion de Suez (Energie) et de Gaz de France illustre cet enjeu pour la France alors que les compagnies pétrolières traditionnelles perdent le contrôle des prix depuis les fortes hausses des matières premières en 2005. Pas un « 20 heures » sans des images alarmistes sur la flambée des prix du pétrole. Le prix du pétrole est lié à deux facteurs principaux (la baisse des réserves et la puissance de l’euro).

Dans ce discours deux questions permettent aussi d’éclairer le jeu qu’il existe dans le domaine du pétrole entre des compagnies pétrolières internationales et des compagnies pétrolières nationales qui possèdent « la terre du pétrole ». La maîtrise de l’énergie est toujours un enjeu souverain comme la maitrise de l’information. Mais aujourd’hui peut-on se poser la question du changement des rapports entre énergie et information, lequel permet de maitriser l’autre ?

Les énergies renouvelables sont entrain de se développer, même si l’on considère qu’il faudrait presque dix ans pour que celles-ci puissent s’implanter dans les différentes industries et chez les particuliers.

A l’heure actuelle notre économie est dépendante envers les énergies fossiles. Une coupure de gaz peut obérer toute activité économique d’un pays. Face à cet enjeu, les questions se posent aux traditionnels leaders américains (Chevron, Exxon, Shell, BP,…) : doivent-ils organiser ou non leurs propres services de sécurité armée, comme le géant Gazprom, pour protéger leurs employés menacés d’enlèvement ou de mort par des groupes terroristes ou tribaux qui prétendent contester leur présence et leur activité industrielle.

C’est le cas, notamment, au Nigéria, en Indonésie ou dans quelques petits pays arides qui ont retrouvé des frontières oubliées avec l’ex-Union soviétique. Aux marches de la Russie, une société quasi-étatique, GazProm, n’agit pas autrement depuis plus de 15 ans. Mais quels sont les boucliers face à cette menace ? Qui est dans la cible ? Qui agit, Où ? Et qui réplique ?

Pour anticiper, ressentir les signaux faibles, l’analyse des flux informationnels est devenue une différenciation indispensable à ces entreprises particulièrement exposées. Deux critères majeurs doivent être pris en compte : la rapidité du traitement de l’information, du signal et son exhaustivité. Tout ceci réside dans la constitution et l’exploitation d’une plateforme d’une veille stratégique performante.