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samedi 19 janvier 2008

L'éditeur de sécurité australien Tier-3, vient de publier une alerte selon laquelle les serveurs du géant scandinave du meuble ont été victimes d'un incident provoquant l'envoi de milliers de pourriels à ses clients

"Différents rapports affirment que Ikea vient tout juste d'être confronté à une faille de sécurité assez sérieuse qui permettrait à des hackers et des phishers d'accéder aux serveurs d'emails du groupe. Ils peuvent ainsi utiliser ces serveurs pour diffuser des messages de spam" explique Geoff Sweeney, le CTO de l'éditeur.


Le plus embêtant dans cette affaire est que cette faille permet aux cybercriminels de lancer des attaques complexes et ciblées de spam qui peuvent contenir des trojans et des rootkits zéro-day.

Ces emails étiquetés Ikea, semblent fiables et peuvent ensuite passer outre les technologies antispam et antirootkit qui reposent sur le blacklisting pour contrer les menaces. L'analyse comportementale de ces emails peut être un élément à prendre en compte pour les bloquer.

Mais le principal problème de cette campagne est que ces spams sont ciblés. Les hackers à l'origine de cette attaque ont combiné différentes techniques d'évasion afin d'éviter les mesures antispams. Le risque est donc jugé critique par Tier-3 qui estime que le risque associé à ces spams est élevé.

Selon Sweeney : "le problème a été provoqué par une défaillance de sécurisation du fichier contact de Ikea. Une porte ouverte pour les hackers qui à partir de cette liste ont pu cibler les clients de l'enseigne très facilement. En utilisant un simple script, un hacker d'un niveau moyen peut envoyer des millions de spams. Les entreprises doivent donc se protéger par exemple en instaurant une nouvelle règle bloquant les emails d'Ikea."

lundi 31 décembre 2007

Cyberpirates et un meurtre politique

Le meurtre odieux de l'ancien premier ministre du Pakistan de retour d'exil, la charismatique Benazir Bhutto, est utilisé comme un prétexte par les malfaiteurs de la toile pour contaminer des internautes

Le 27 décembre 2007 restera a jamais gravé dans les mémoires et dans les archives historiques de ce pays comme le jour de l'assassinat, dans la banlieue de la capitale pakistanaise Islamabad, de Benazir Bhutto.


Et, une fois n'est pas coutume, ce sujet ayant occupé la une de l'actualité pendant plusieurs jours, des cybercriminels essayent d'utiliser ce thème pour contaminer des internautes.

Déjà, avant, pendant et après la coupe du monde de Rugby 2007, qui s'est déroulée en France, ou après le terrible tsunami de décembre 2004, les tentatives d'arnaque s'étaient multipliées

Selon l'éditeur de sécurité Websense Security, plusieurs sites Web essayent de capitaliser sur ce drame.



Dans les faits, ces pages Internet ont été créées par des cybercriminels pour berner les internautes qui s'intéressent à l'actualité ou cherchent des informations sur ce dramatique assassinat.

Plus inquiétant, comme le montre la capture d'écran ci-dessous, le site Web infecté par du code malveillant arrive en troisième position dans le classement des réponses les plus pertinentes dans le moteur de recherche Google et cela, en utilisant des mots-clés génériques à savoir "bhutto+assasinat" ou simplement "benazir" (comme dans l'exemple).


Du coup, les chercheurs de Websense estiment que ces pages Web doivent recevoir de nombreuses visites et représentent un grand danger.


Google a été informé de ces usurpations de pages Web légitimes et à l'heure de la rédaction de cette information le site Web incriminé n'est plus en ligne. Reste que le mal est fait et qu’il est inquiétant de constater qu’il est toujours très facile pour les cybercriminels d’utiliser cette technique.

Pour conclure, rappelons qu’un bon hacker utilisant des outils appropriés peut copier un site Web légitime en quelques minutes…

mercredi 26 décembre 2007

Immense base de données biométriques pour le FBI ?


Le FBI requiert l'autorisation d'assembler la plus importante base de données biométriques jamais conçue, de façon à disposer des informations nécessaires à l'identification de centaines de millions de personnes. D'après le Washington Post, un milliard de dollars pourrait être consacré sur les dix prochaines années à ce projet s'il est avalisé. Aujourd'hui, le Bureau détiendrait déjà les empreintes digitales de quelque 55 millions de personnes, auxquelles s'ajouteraient les données biométriques de plusieurs centaines de milliers de prisonniers iraquiens ou afghans. Un référencement systématique qui ne manque pas de soulever quelques craintes...

Sur le papier, cette base de données est l'arme absolue pour détecter les criminels, des prédateurs sexuels aux terroristes en puissance. Ceux qui s'en font les avocats rappellent que les informations détenues par le FBI ont d'ores et déjà permis de repérer certains suspects et, donc, d'éviter des crimes. Environ 900.000 agents des différents agences fédérales et nationales pourraient interroger cette base de données, indique le Washington Post.

En pratique, nombreux sont ceux qui craignent que cette accumulation systématique de données personnelles conduise à des abus relatifs au respect de la vie privée, voire à des erreurs. Le FBI aurait en effet l'intention de ne pas se contenter des empreintes digitales, mais d'également enregistrer des informations comme la forme du visage (reconnaissance faciale) ou l'empreinte de l'iris, qui reposent sur des technologies de reconnaissance encore imparfaites. Ainsi, un suspect pourrait être automatiquement reconnu lors de son passage sous l'oeil d'une caméra de surveillance.

En octobre 2006, le gouvernement allemand a fait conduire une étude sur l'utilisation des données biométriques. Ses résultats indiquent que les dernières systèmes de reconnaissance faciale en vigueur offrent un taux de réussite de seulement 60% en plein jour, contre 10 ou 20% la nuit. L'étude préconise que l'on ne mette en place de tels dispositifs que si la marge d'erreur, c'est à dire le taux de faux positifs qui requièrent un contrôle ultérieur, n'est que de 0,1%.

A la différence d'un numéro de carte de crédit ou de passeport, la rétine ou les empreintes digitales ne peuvent être modifiés ou remplacés dans une base de données. Aucune marge d'erreur ne peut donc être tolérée, expliquent les détracteurs de ce projet. Le FBI propose pour sa part de cumuler les technologies d'identification afin de limiter le risque.